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P5Maîtriser relais et assurage

Chapitre 17Les relais en pratique

Chapitre 17 — Les relais en pratique

⚡ ALERTE

Ce chapitre décrit des techniques qui engagent la sécurité. La lecture ne remplace pas l'apprentissage encadré et la pratique supervisée.

Du principe à la paroi

Le chapitre précédent expliquait la logique des relais. Celui-ci entre dans le détail de leur construction. Chaque type de relais suit la grammaire pédagogique en dix étapes : contexte d'usage, prérequis, matériel nécessaire, objectif, procédure pas-à-pas, points critiques de sécurité, erreurs fréquentes, variantes, limites, et remarques complémentaires.

Tous les relais décrits ici reposent sur deux points d'ancrage minimum. Tous exigent des mousquetons à vis fermés. Tous supposent qu'on s'est d'abord auto-assuré sur un point (dégaine ou longe) avant de commencer l'installation.


Comment choisir le bon relais : lecture rapide [T]

Configuration des pointsRelais à privilégierPourquoi
Deux points proches et au même niveauTriangulé simpleRépartition lisible, primaire central
Deux points à hauteurs différentesDouble chaise / non trianguléÉvite un angle défavorable
Deux points éloignésRelais à l'anglaiseGarde une liaison réglable malgré l'écartement
Direction de charge particulièreSemi-directionnel [A]Oriente la charge avec limitation du choc
Relais manqué ou indisponibleRelais improvisé [A]Solution de dépannage avec points solides
Relais mal placé pour voir/assurerRelais déporté [A]Améliore la fonctionnalité sans perdre la base solide

⚡ PRINCIPE NON NÉGOCIABLE

Le choix du relais dépend d'abord de la qualité des points et de la direction des forces, pas de l'habitude personnelle. Un montage connu mais mal adapté à la configuration réelle peut devenir dangereux.

14.1 Relais triangulé simple sur dynaloop [T] ⚡

Contexte d'usage : C'est le relais de référence. On le privilégie chaque fois que les deux points d'ancrage sont à peu près au même niveau et suffisamment proches (espacement suffisamment faible) pour que l'angle de la triangulation reste favorable. C'est la configuration la plus courante en grande voie sportive et alpestre.

Prérequis : Savoir faire un nœud simple sur sangle. Savoir utiliser un reverso en mode autobloquant (relais). Maîtriser le vachage. Avoir expérience de l'installation d'un relais en conditions d'entraînement.

Matériel : Une sangle dynaloop, trois mousquetons à vis étroits (pour le relais et la longe molle), un mousqueton à vis large pour le primaire, un reverso avec ses deux mousquetons.

Objectif : Installer un relais solide, redondant, avec un primaire unique et un assurage du second opérationnel en moins de cinq minutes.

Procédure numérotée :

  1. Se vacher sur une dégaine dans un des points pour sécuriser la position de travail et éviter toute chute pendant l'installation.

  2. Installer un mousqueton à vis dans chaque point d'ancrage, vérifier que la virole est bien fermée et orientée vers l'extérieur.

  3. Prendre la sangle dynaloop et la passer dans les deux mousquetons, en positionnant les points sensiblement à la même hauteur.

  4. Confectionner un nœud simple sur la sangle pour créer la triangulation, en positionnant le nœud de sorte que son boucle inférieure (le point de vachage) soit bien centrée.

  5. Vérifier que l'angle au sommet du triangle (point de jonction) reste inférieur à 60 degrés — si ce n'est pas le cas, reconsidérer le type de relais ou changer la configuration.

  6. Installer un mousqueton à vis large (le primaire) dans la boucle du nœud simple, en passant par les deux brins de sangle simultanément.

  7. Se vacher sur le primaire avec une longe suffisamment longue pour laisser de l'espace aux manœuvres.

  8. Confectionner une longe molle avec la corde : un cabestan réalisé avec les deux brins de corde dans un mousqueton à vis supplémentaire, accroché à l'un des mousquetons du relais (ou à la dynaloop).

  9. Installer le reverso en mode autobloquant, de préférence sur les brins de la triangulation (au-dessus du nœud simple, pas sur le primaire), ce qui donne plus de recul pour manœuvrer et une meilleure visibilité.

  10. Ranger le surplus de corde au relais — sur la longe, dans un déversoir, ou sur une vire disponible — puis installer la corde du second dans le reverso et signaler que le relais est prêt.

Points critiques de sécurité ⚡:

Un relais triangulé comporte un nœud. Les systèmes sans nœud de type Pavlotin sont exclus de la doctrine de ce livre, car une rupture de brin peut entraîner une perte complète du relais.

On vérifie systématiquement la fermeture de tous les mousquetons à vis — virole vers l'extérieur, sans exception. On vérifie que le primaire passe bien dans le nœud de la dynaloop, même si ce n'est pas techniquement indispensable : si le nœud venait à glisser sur lui-même, le mousqueton le retiendrait de toute façon. La longe molle doit rester molle — si elle est tendue, elle ne joue plus son rôle d'amortissement en cas de rupture du primaire et le système perd une ligne de sécurité. Le rangement de la corde doit être soigné pour éviter qu'elle ne s'emmêle au départ de la longueur suivante.

Erreurs fréquentes :

  • Oublier de visser un mousqueton (vérifier deux fois).
  • Créer un angle de triangulation trop ouvert en plaçant les points trop loin l'un de l'autre — mesurer l'espacement et recalculer l'angle si doute.
  • Ne pas passer le primaire dans le nœud de la dynaloop — c'est un point de redondance supplémentaire, à ne pas négliger.
  • Mettre le reverso sur le primaire plutôt qu'au-dessus du nœud de la triangulation — cela réduit l'espace de manœuvre et complique la gestion des cordes.
  • Tendre la longe molle entre le relais et le baudrier — elle doit rester molle pour absorber les chocs.

Variantes :

On peut utiliser une cordelette au lieu d'une dynaloop, à condition qu'elle soit en bon état et de diamètre adapté (7 mm minimum en dyneema, 6 mm en kevlar). On peut aussi installer la longe molle avec un nœud de mule bloqué plutôt qu'avec un cabestan, selon les préférences et la configuration disponible.

Limites :

Ce relais ne convient pas si les points sont nettement décalés en hauteur (utiliser alors le relais double chaise) ou si l'espacement rend l’angle défavorable (utiliser le relais à l'anglaise). Il n'est pas recommandé si un des points est clairement plus faible que l'autre — dans ce cas, vérifier la solidité séparément et adapter la configuration.

Nota :

Sur les voies sportives équipées, ce relais peut se simplifier en utilisant directement les chaînes ou plaquettes installées — auquel cas on passe un mousqueton à vis dans la chaîne et on procède à la triangulation. Sur les voies alpestres, toujours prendre le temps de vérifier chaque point avant d'installer le relais.

RAPPEL

RAPPEL — Relais triangulé : voir aussi le chapitre 15 sur l'organisation du relais, particulièrement le placement de l'assurage au point le plus haut possible.

⚡ DOCTRINE RELAIS — Manuel monitorat

Dans ce livre, un relais est construit avec une règle de lisibilité et de redondance : mousquetons orientés vers le bas quand la configuration le permet, virole à l'opposé du rocher, triangulation dans le sens de la charge attendue, nœud impératif dans les systèmes triangulés. Les systèmes sans nœud de type Pavlotin sont proscrits : la rupture d'un brin peut entraîner la perte complète du relais. Le primaire doit rester lisible, accessible et vérifiable.


FACTEUR HUMAIN

Le relais triangulé paraît simple et rassurant. Cette familiarité peut conduire à oublier les détails : angle trop ouvert, mousqueton non vissé, primaire mal placé, longe molle tendue. La vérification finale doit rester indépendante de la confiance dans le geste.

🧩 Schéma — Relaiss Triangulé

Ce bloc reprend un schéma ou un repère visuel du manuel. Il doit être lu comme complément du texte, pas comme procédure autonome.

Principe. Le relaiss est le point de ralliement de la cordée, où les grimpeurs doivent pouvoir se longer en confiance et assurer leur compagnon sur une base solide. Les points clés du relaiss : avoir au minimum deux points reliés entre eux et anticiper la possibilité de rupture d’un ancrage. La triangulation permet de répartir la charge entre les ancrages.

Grandes étapes. Clipper les mousquetons sur les ancrages de manière à avoir les ouvertures à l’extérieur et vers le bas. ; Passer la Dynaloop dans chacun des mousquetons et les visser ! ; Faire une queue de vache avec la dynaloop en respectant un angle inférieur à 60° ; Clipper un mousqueton HMS en guise de primaire, vis à l’opposé du rocher et ouverture vers le bas

Points attentions. L’angle du relaiss doit être inférieur à 60° afin de minimiser les forces sur les ancrages

Matériels. 2 mousquetons ; 1 mousqueton HFC ; 1 Dynaloop (150 cm recommandé)

1. Le relaiss est le point de ralliement de la cordée, où les grimpeurs doivent pouvoir se longer en confiance et assurer leur compagnon sur une base solide. Les points clés du relaiss : avoir au minimum deux points reliés entre eux et anticiper la possibilité de rupture d’un ancrage. La triangulation permet de répartir la charge entre les ancrages.
1. Le relaiss est le point de ralliement de la cordée, où les grimpeurs doivent pouvoir se longer en confiance et assurer leur compagnon sur une base solide. Les points clés du relaiss : avoir au minimum deux points reliés entre eux et anticiper la possibilité de rupture d’un ancrage. La triangulation permet de répartir la charge entre les ancrages.
2. L’angle du relaiss doit être inférieur à 60° afin de minimiser les forces sur les ancrages
2. L’angle du relaiss doit être inférieur à 60° afin de minimiser les forces sur les ancrages

🧩 Fiche visuelle — Relaiss triangulé simple sur dynaloop

Cette fiche reprend la logique synthétique du manuel monitorat. Elle sert d’aide-mémoire visuel et ne remplace pas l’apprentissage encadré ni la pratique au sol.

Contexte. Type de relaiss à privilégier quand les points sont au même niveau et avec un espacement pas trop important. ; cf AUTON2 - Installer un relaiss simple

Grandes étapes. Mettre les mousquetons à vis en place ; Installer le primaire sur la sangle dynaloop en mode triangulation ; Se vacher sur primaire et installer une longe molle ; Mettre le reverso en mode autobloquant (relaiss) ; Ranger le surplus de corde au relaiss ; Installer la corde pour l'assurage des seconds

Points attentions. Distance entre les points et fiabilité de ceux ci ; Fermeture des mousquetons à vis et vers l’extérieur ; Longue molle sur relaiss ; Rangement correcte de la corde au relaiss pour ne pas qu' elle ne s'emmêle pas ; Mettre le reverso au dessus du nœud pour plus de clarté du relaiss ; Obligation de mettre un primaire dans le nœud de la dynaloop même si on n'est pas obligé de l’utiliser : La raison est que si le nœud glisse sur lui même il sera retenu par le mousqueton.

Matériels. Dynaloop ; 3 mousquetons à vis étroit (relaiss + longe molle) ; 1 mousqueton à vis plus large pour primaire ; Reverso avec ces 2 mousquetons

Type de relaiss à privilégier quand les points sont au même niveau et avec un espacement pas trop important. ; cf AUTON2 - Installer un relaiss simple
Type de relaiss à privilégier quand les points sont au même niveau et avec un espacement pas trop important. ; cf AUTON2 - Installer un relaiss simple

🧩 Storyboard — Relaiss triangulé simple

Séquence pas-à-pas — suivre dans l'ordre.

1. Après s'être assuré sur dégaine, mettre les 2 mousquetons à vis dans les points de relaiss
1. Après s'être assuré sur dégaine, mettre les 2 mousquetons à vis dans les points de relaiss
2. Installer une sangle dynaloop entre les 2 points et faire un nœud simple pour avoir une triangulation avec un bon angle
2. Installer une sangle dynaloop entre les 2 points et faire un nœud simple pour avoir une triangulation avec un bon angle
3. Installer un primaire sur la boucle ainsi constituer et se vacher dessus en vérifiant la fermeture des mousquetons.
3. Installer un primaire sur la boucle ainsi constituer et se vacher dessus en vérifiant la fermeture des mousquetons.
4. Avec sa corde faire une longe molle en faisant un cabestan avec les 2 brins dans un nouveau mousqueton à vis accrocher à l un des mousquetons du relaiss
4. Avec sa corde faire une longe molle en faisant un cabestan avec les 2 brins dans un nouveau mousqueton à vis accrocher à l un des mousquetons du relaiss
5. Positionner le reverso en mode autobloquant sur les 2 brins de la triangulation (le mettre ainsi plutôt que sur le primaire permet d’avoir plus de recul pour faire les manoeuvres
5. Positionner le reverso en mode autobloquant sur les 2 brins de la triangulation (le mettre ainsi plutôt que sur le primaire permet d’avoir plus de recul pour faire les manoeuvres
6. Ranger le surplus de corde sur sa longe ou mieux en fabricant un déversoir à corde (cf)
6. Ranger le surplus de corde sur sa longe ou mieux en fabricant un déversoir à corde (cf)
7. Installer la corde des seconds dans le reverso
7. Installer la corde des seconds dans le reverso
8. Signaler que le relaiss est prêt
8. Signaler que le relaiss est prêt

🧩 Schéma — Situation à problème : On voit quand voulant faire un nœud à la sangle, l’espacement des points rend critique l’angle du relaiss qui va entraîner un mauvais équilibrage des charges

Ce bloc reprend un schéma ou un repère visuel du manuel. Il doit être lu comme complément du texte, pas comme procédure autonome.

Étape 1
Étape 1

14.2 Relais double chaise sur dynaloop (non triangulé) [T] ⚡

Contexte d'usage : Les deux points ne sont pas à la même hauteur, ou leur espacement rend l'angle d'un relais triangulé défavorable (plus de 60 degrés). On installe alors la sangle sur chaque point séparément, sans triangulation. C'est une configuration fréquente sur les parois avec un équipement irrégulier ou en alpinisme sur le terrain.

Prérequis : Savoir faire un nœud de chaise double sur sangle. Savoir faire un cabestan sur sangle. Maîtriser la notion de « tension molle » pour éviter les chocs transmis entre les points.

Matériel : Identique au relais triangulé : dynaloop, trois mousquetons à vis étroits, un mousqueton à vis large pour le primaire, un reverso avec ses deux mousquetons.

Objectif : Installer un relais solide sans triangulation, adapté aux points à hauteur inégale, et capable de retenir une charge sans transmettre les impacts entre les deux points d'ancrage.

Procédure numérotée :

  1. Se vacher sur dégaine sur l'un des points (de préférence le point le plus solide) pour assurer la sécurité pendant l'installation.

  2. Installer des mousquetons à vis dans chaque point d'ancrage, en privilégiant le point du bas pour la liaison principale.

  3. Confectionner un nœud de chaise double sur la dynaloop, en travaillant sur une boucle de sangle de taille adéquate (environ 30 centimètres).

  4. Installer ce nœud de chaise sur le point du bas, en veillant à ce que la boucle soit bien serrée et que le nœud ne puisse pas glisser.

  5. Prendre l'extrémité libre de la sangle et la diriger vers le point du haut — sans la tendre, laisser du mou pour absorber les chocs.

  6. Faire un cabestan sur la sangle au niveau du mousqueton du point haut, en passant la sangle dans le mousqueton de manière à créer un angle favorable pour retenir une charge.

  7. Repasser l'extrémité libre de la dynaloop dans le mousqueton du cabestan et fermer — c'est une sécurité supplémentaire en cas de glissement du nœud.

  8. Le primaire se place dans la boucle du nœud de chaise, sur le point bas — c'est le point de vachage principal et le point d'assurage.

  9. Installer le reste du système de manière identique au relais triangulé : longe molle, reverso, rangement de la corde.

  10. Vérifier une dernière fois que la sangle entre les deux points reste molle et que les mousquetons sont bien fermés.

Points critiques de sécurité ⚡:

La sangle ne doit jamais être tendue entre les deux points. Si un point lâche, la sangle ne doit pas transmettre un choc violent à l'autre point. C'est pour cela qu'on laisse du mou — la rupture d'un point se traduit par un petit glissement, pas par un impact dynamique sur le point restant. On vérifie aussi à toujours repasser l'extrémité de la sangle dans le mousqueton du point haut — c'est une sécurité supplémentaire en cas de glissement du cabestan. Les nœuds doivent être correctement formés, sinon le système risque de se défaire sous charge.

Erreurs fréquentes :

  • Tendre la sangle entre les deux points, créant un relais « rigide » qui transmet les chocs au lieu de les absorber.
  • Ne pas repasser le brin libre dans le mousqueton du haut, ce qui diminue la redondance.
  • Utiliser un nœud simple au lieu d'un nœud de chaise double sur le point bas — cela peut glisser sous charge.
  • Oublier de laisser du mou dans la sangle (essayer de créer un relais « compact » pour des raisons esthétiques).

Variantes :

On peut utiliser des nœuds de chaise simples si la configuration l'impose, mais c'est moins recommandé. On peut aussi installer le primaire sur un mousqueton dédié plutôt que directement dans le nœud de chaise, pour augmenter le confort.

Limites :

Ce relais nécessite plus d'espace qu'un relais triangulé, car il faut laisser du mou. Il n'est pas adapté aux configurations où les points sont trop éloignés (trop éloignés pour ce montage) — dans ce cas, utiliser le relais à l'anglaise. La présence de sangle molle entre les points complique aussi le rangement de la corde si l'espace est compté.

Nota :

C'est le relais par défaut quand on s'éloigne des conditions standard. En alpinisme, c'est souvent le seul type de relais possible en raison de la géométrie du terrain.

RAPPEL

RAPPEL — Relais double chaise : la clé de ce relais est la gestion de la tension molle. Voir le chapitre 13.3 pour la compréhension théorique.


À PRATIQUER AU SOL

Exercice : installer deux points artificiels à des hauteurs différentes et comparer triangulation classique / double chaise.
Critère de réussite : comprendre visuellement pourquoi la triangulation devient mauvaise quand les points sont trop décalés.

🧩 Fiche visuelle — Relaiss double chaise sur dynaloop

Cette fiche reprend la logique synthétique du manuel monitorat. Elle sert d’aide-mémoire visuel et ne remplace pas l’apprentissage encadré ni la pratique au sol.

Contexte. Si les 2 points ne sont pas à la même hauteur, ou trop espacé, le relaiss triangulé n’est pas recommandé (mauvais travail)

Grandes étapes. Installer les 2 mousquetons sur points relaiss ; Faire un nœud de chaise sur dynaloop et s’installe sur le point bas ; Relier sans tendre le point haut en faisant cabestan un nœud simple et repasser extrémité dans mousqueton ; La suite idem que relaiss triangulé avec primaire dans nœud de chaise

Points attentions. Toujours mettre le bout de la sangle dans le deuxième point ! ; Sangle pas tendu

Matériels. Dynaloop ; 3 mousquetons à vis étroit (relaiss + longe molle) ; 1 mousqueton à vis plus large pour primaire ; Reverso avec ces 2 mousquetons

Si les 2 points ne sont pas à la même hauteur, ou trop espacé, le relaiss triangulé n’est pas recommandé (mauvais travail)
Si les 2 points ne sont pas à la même hauteur, ou trop espacé, le relaiss triangulé n’est pas recommandé (mauvais travail)

🧩 Storyboard — Relaiss double chaise sur dynaloop

Séquence pas-à-pas — suivre dans l'ordre.

1. Après s'être assuré sur dégaine, mettre les 2 mousquetons à vis dans les points de relaiss
1. Après s'être assuré sur dégaine, mettre les 2 mousquetons à vis dans les points de relaiss
2. Faire un nœud de chaise double (NOEUD8 - Le nœud de chaise double) et l’installer sur le point du bas
2. Faire un nœud de chaise double (NOEUD8 - Le nœud de chaise double) et l’installer sur le point du bas
3. Relier la dynaloop au point haut en faisant cabestan. (Relier sans tendre pour ne pas mettre en tension le 2eme point)
3. Relier la dynaloop au point haut en faisant cabestan. (Relier sans tendre pour ne pas mettre en tension le 2eme point)
4. Repasser l’extrémité de la dynaloop dans le mousqueton à vis du cabestan et fermer le mousqueton
4. Repasser l’extrémité de la dynaloop dans le mousqueton à vis du cabestan et fermer le mousqueton
5. Installer un primaire sur la boucle du nœud de chaise et se vacher dessus en vérifiant la fermeture des mousquetons. Retirer la dégaine
5. Installer un primaire sur la boucle du nœud de chaise et se vacher dessus en vérifiant la fermeture des mousquetons. Retirer la dégaine
6. Avec sa corde faire une longe molle en faisant un cabestan avec les 2 brins dans un nouveau mousqueton à vis accrocher à l autre mousqueton du relaiss
6. Avec sa corde faire une longe molle en faisant un cabestan avec les 2 brins dans un nouveau mousqueton à vis accrocher à l autre mousqueton du relaiss
7. Positionner le reverso en mode autobloquant sur le primaire ou on est vaché
7. Positionner le reverso en mode autobloquant sur le primaire ou on est vaché
8. Ranger le surplus de corde sur sa longe ou mieux en fabricant un déversoir à corde (cf)
8. Ranger le surplus de corde sur sa longe ou mieux en fabricant un déversoir à corde (cf)
9. Installer la corde des seconds dans le reverso
9. Installer la corde des seconds dans le reverso
10. Signaler que le relaiss est prêt
10. Signaler que le relaiss est prêt

14.3 Relais à l'anglaise [T] ⚡

Contexte d'usage : Les deux points d'ancrage sont fiables mais trop éloignés pour une triangulation correcte (espacement supérieur à 80-100 centimètres). L'angle formé par la sangle serait supérieur à 60 degrés, rendant la répartition des forces défavorable. On fabrique alors un relais dont la charge résultante est dirigée dans l'axe souhaité.

Prérequis : Savoir évaluer l'angle de triangulation. Comprendre la direction des forces et calculer la force résultante. Savoir faire un nœud simple sur sangle.

Matériel : Une dynaloop ou une cordelette de 120 centimètres minimum, des mousquetons à vis.

Objectif : Construire un relais répartissant les charges sur deux points très écartés, avec une direction de force optimisée.

Procédure numérotée :

  1. Se vacher sur l'un des points d'ancrage pour assurer la sécurité pendant l'installation.

  2. Installer des mousquetons à vis dans chaque point d'ancrage.

  3. Passer la sangle dans les deux mousquetons en créant une ligne entre les deux points, sans créer de nœud pour le moment — laisser la sangle libre.

  4. Positionner les deux extrémités de la sangle dans les mousquetons, en mettant la sangle sous une légère tension pour visualiser son tracé.

  5. Repérer le point où devrait se faire l'ancrage du primaire (généralement au milieu, ou légèrement décalé selon la direction de traction attendue).

  6. Confectionner un nœud simple à ce point, sans le serrer tout de suite — c'est ce nœud qui va diriger la force résultante.

  7. Ajuster la position du nœud en observant la direction dans laquelle il s'alignerait sous charge — généralement vers le bas si on retient un second.

  8. Une fois le réglage satisfaisant, serrer fermement le nœud simple pour le bloquer dans cette position.

  9. Installer un mousqueton large dans le nœud simple — ce sera le primaire — en passant par les deux brins de sangle de part et d'autre du nœud.

  10. Vérifier que les deux brins de sangle encadrent bien le nœud, puis installer le reverso et procéder à l'assurage.

Points critiques de sécurité ⚡:

Le nœud ne se serre qu'après avoir bien positionné la sangle — c'est la clé de ce relais. Si on serre trop tôt, on risque de devoir recommencer toute l'opération. Le primaire doit impérativement passer dans les deux brins de part et d'autre du nœud, pas dans un seul — sinon en cas de rupture d'un point, le système ne fonctionne plus correctement. L'ancienne méthode consistant à faire une simple vrille (sans nœud) est à proscrire : en cas de rupture d'un point, la sangle file à travers le mousqueton du primaire.

Erreurs fréquentes :

  • Serrer le nœud avant d'avoir ajusté sa position — perdre du temps et devoir défaire le nœud.
  • Mettre le primaire d'un seul côté du nœud simple — cela élimine la redondance du relais.
  • Ne pas orienter le nœud correctement par rapport à la direction de traction attendue.
  • Oublier que ce relais est moins efficace qu'un triangulé si l'angle est vraiment très grand (au-delà de 100 degrés).

Variantes :

On peut créer plusieurs nœuds simples si on souhaite une configuration très directive, mais un seul suffit généralement. On peut aussi positionner les deux extrémités de la sangle vers le bas si c'est plus pratique.

Limites :

Ce relais n'améliore la situation que jusqu'à environ 120 degrés d'angle. Au-delà, il est plus efficace d'installer deux relais indépendants ou de reconsidérer la géométrie. Il est aussi moins intuitif visuellement qu'un triangulé, ce qui augmente le risque d'erreur.

Nota :

Ce relais est très utilisé en alpinisme, où les points d'ancrage naturels sont rarement « idéalement » espacés.


⚡ POINT CRITIQUE

Le nœud du relais à l'anglaise se serre après réglage, pas avant. S'il est serré trop tôt, le relais risque de travailler dans une mauvaise direction. Le primaire doit prendre les deux brins de part et d'autre du nœud.

🧩 Fiche visuelle — Relaiss à l’anglaise

Cette fiche reprend la logique synthétique du manuel monitorat. Elle sert d’aide-mémoire visuel et ne remplace pas l’apprentissage encadré ni la pratique au sol.

Principe. Pour deux points éloignés qui entraîne qu’installer un relaiss en triangulation créé un angle défavorable pour l’équilibrage des forces

Photo. IMAGE D’ENSEMBLE

Grandes étapes. Nœud simple à peu près au milieu, que l ‘on ne sert pas afin de le régler une fois le relaiss installer ; Accrocher la sangle avec 2 mousquetons aux points ; Régler le nœud pour un bon équilibrage des forces ( force dans l’axe de la traction vers le bas) ; Installation d’un primaire , en prenant les 2 brins de part et d’autre du nœud. ; Puis après idem que les autres relaiss

Points attentions. Serrer le nœud qu’après l’avoir bien positionner par rapport aux forces ; Primaire en prenant les 2 brins de part et d’autre du nœud ; Ancienne méthode en faisant juste une vrille est à proscrire

Matériels. Dynalloop ou cordelette de 120

🧩 Storyboard — Relaiss à l’anglaise

Séquence pas-à-pas — suivre dans l'ordre.

etape 1. etape 2

IMAGE 1. IMAGE 2

Visuel source sans image exploitable extraite automatiquement. À compléter si nécessaire depuis le manuel original.

14.4 Relais semi-directionnel [A] ⚡

Contexte d'usage : On souhaite un relais qui oriente les forces dans une direction privilégiée tout en conservant une sécurité en cas de rupture d'un point. C'est un relais plus technique, adapté aux configurations où la traction n'est pas strictement verticale, par exemple sur des parois avec des surplombs ou des lignes diagonales.

Prérequis : Maîtriser les relais triangulé et à l'anglaise. Comprendre les directions de force et savoir calculer les angles. Avoir pratiqué ce relais en conditions d'entraînement.

Matériel : Une dynaloop, des mousquetons à vis, une compréhension claire de la géométrie attendue.

Objectif : Construire un relais offrant directionnalité et sécurité combinées, limitant la chute en cas de rupture d'un point tout en gardant une direction de charge cohérente.

Procédure numérotée :

  1. Analyser la configuration des points et la direction probable de traction (vers le bas, latérale, diagonale, etc.).

  2. Se vacher sur l'un des points pour sécuriser le travail.

  3. Passer la sangle dans les deux mousquetons d'ancrage, comme pour un relais à l'anglaise.

  4. Identifier le point médian de la sangle et confectionner un premier nœud simple à cet endroit — ne pas le serrer encore.

  5. Mesurer environ 20 centimètres de part et d'autre du premier nœud et confectionner un second nœud simple à cette nouvelle position.

  6. Prendre l'un des brins de la sangle et le faire vriller entre les deux nœuds (vrille simple, environ 2 à 3 tours) — c'est cette vrille qui va orienter la force.

  7. Ajuster la position des deux nœuds pour optimiser la direction de force résultante.

  8. Serrer fermement les deux nœuds pour les bloquer dans cette configuration.

  9. Installer un mousqueton large dans les deux brins, entre les nœuds — c'est le primaire.

  10. Vérifier que la vrille est bien en place et que les nœuds sont fermement serrés avant de se vacher et d'installer l'assurage.

Points critiques de sécurité ⚡:

Ce relais offre un compromis entre directionnalité et sécurité : la vrille oriente la force, les nœuds limitent la chute en cas de rupture. Mais il est plus complexe à installer et à vérifier qu'un relais triangulé ou à l'anglaise. Les nœuds doivent être correctement serrés — sinon le système peut bouger sous charge. L'espacement de 20 centimètres entre les deux nœuds peut être ajusté selon le niveau de sécurité recherché (moins d'espacement = plus de sécurité contre les chutes, plus d'espacement = plus de flexibilité).

Erreurs fréquentes :

  • Ne pas assez serrer les nœuds — le système peut glisser sous charge.
  • Vriller le mauvais brin, ou vriller dans la mauvaise direction — cela inverse l'orientation attendue.
  • Oublier de vriller du tout — dans ce cas, le relais redevient un simple relais à l'anglaise sans avantage de sécurité.
  • Mal évaluer la direction de traction et positionner les nœuds de manière inadéquate.

Variantes :

On peut augmenter le nombre de tours de vrille pour plus de directionnalité, ou en diminuer pour plus de flexibilité. On peut aussi ajuster l'espacement entre les deux nœuds selon le contexte.

Avantages :

Sécurité nettement améliorée par rapport à l'ancien relais directionnel (vrille simple, aujourd'hui proscrit). Amortissement des forces par les nœuds et la vrille. Installation relativement simple une fois le principe compris. Permet de gérer des directions de traction non verticales.

Limites :

Plus long à installer qu'un relais triangulé. Moins intuitif à vérifier visuellement. Exige une compréhension claire de la géométrie des forces. Non recommandé pour les cordées débutantes — à réserver aux grimpeurs confirmés et entraînés à cette technique.

Nota :

Ce relais est particulièrement utile en alpinisme et sur les grandes voies sportives avec des sections de traversée.


NOTE TECHNIQUE À VALIDER

Le relais semi-directionnel est une technique avancée. Sa présentation doit être relue par un formateur ou professionnel, car les écoles de pratique peuvent varier et les conséquences d'une mauvaise compréhension sont importantes.

14.5 Relais improvisé sur deux points éloignés [A] ⚡

Contexte d'usage : On se retrouve en milieu de longueur et on doit installer un relais là où il n'y en a pas. Cela arrive quand on a dépassé le relais prévu sans assez de corde pour atteindre le suivant, quand le relais est déjà occupé par une autre cordée, ou quand il est dégradé. On utilise alors deux points de la voie (broches, pitons, coinceurs) pour improviser un relais avec la corde elle-même plutôt qu'avec une sangle.

Prérequis : Savoir construire un relais classique. Savoir redescendre en moulinette pour atteindre un point inférieur. Maîtriser les nœuds simples sur corde. Avoir une bonne compréhension de la géométrie des forces.

Matériel : Trois mousquetons à vis minimum (plus si possible), la corde d'assurage elle-même qui sert de sangle.

Objectif : Improviser rapidement un relais fonctionnel en utilisant les éléments disponibles, sans équipement supplémentaire.

Procédure numérotée :

  1. Identifier deux points d'ancrage fiables distants d'environ 1 à 2 mètres, et s'auto-assurer sur le point le plus accessible.

  2. Installer un mousqueton à vis sur le point du haut.

  3. Passer les deux brins de la corde d'assurage dans ce mousqueton — les deux brins doivent être présents et bien distincts.

  4. Redescendre en moulinette (contrôler la corde avec un mousqueton en demi-cabestan si nécessaire) jusqu'au point inférieur.

  5. S'y vacher temporairement avec une dégaine pour assurer sa position de travail.

  6. Installer un mousqueton à vis sur ce point inférieur.

  7. Depuis le point inférieur, tirer les deux brins de corde du côté de son baudrier et confectionner un nœud simple avec les deux brins ensemble — ce nœud se situe à environ 1,5 à 2 mètres au-dessus de soi et constitue la longe de vachage.

  8. Faire un second nœud simple avec les deux brins, du côté opposé (côté assureur) — ce nœud doit être plus haut que le premier pour que la géométrie soit cohérente.

  9. Passer les deux boucles créées par ces nœuds dans le mousqueton inférieur — c'est ce mousqueton qui devient le primaire du relais.

  10. Se vacher sur ce primaire, installer le reverso en mode autobloquant sur les brins au-dessus de la première boucle, et préparer l'assurage du second.

Points critiques de sécurité ⚡:

Les mousquetons sont toujours à vis, toujours fermés. Les brins doivent être tendus entre les deux points pour que le relais soit cohérent — un relais « mou » ne retient rien. Le positionnement des nœuds est crucial : s'ils sont trop bas, la chute du second sera trop importante ; s'ils sont trop haut, on perd l'avantage d'avoir deux points distincts. Le second doit arriver et se vacher sur un mousqueton indépendant du relais lui-même — ce mousqueton peut être accroché à l'un des points du haut ou du bas, selon la configuration.

Erreurs fréquentes :

  • Oublier de visser un mousqueton (les vérifier deux fois chacun).
  • Faire des nœuds trop faibles qui peuvent glisser ou casser sous charge.
  • Ne pas tendre suffisamment les brins entre les deux points.
  • Positionner le second n'importe où au relais sans vachage clair.
  • Oublier que ce relais utilise une partie de la corde d'assurage — la corde disponible pour la longueur suivante en est réduite.

Variantes :

On peut utiliser un nœud de chaise au lieu d'un nœud simple si c'est plus confortable. On peut aussi ajuster le nombre de nœuds selon la configuration disponible (trois nœuds si on souhaite plus de sécurité, un seul si c'est très temporaire).

Limites :

Ce relais est moins efficace et moins confortable qu'un relais construit avec de la sangle. Il utilise la corde, ce qui peut la fatiguer. Il est visible de loin, ce qui peut attirer l'attention (ce qui n'est pas nécessairement mauvais, mais à considérer). Il exige de bien maîtriser les manipulations pour être installé rapidement.

Conseil terrain :

Mettre en place un relais improvisé demande de l'anticipation. Il est parfois plus simple — et moins anxiogène pour le second — de ne pas annoncer le problème et de donner l'impression que l'on continue à progresser. On descend au point inférieur comme si on avançait, on prend le temps de construire le relais calmement, et on ne signale le changement de plan que quand tout est en place.

RAPPEL

RAPPEL — Relais improvisé : voir le chapitre 18 sur les situations d'improvisation pour d'autres techniques de dépannage.


FACTEUR HUMAIN

Un relais improvisé se construit souvent dans un moment de stress : erreur d'itinéraire, corde trop courte, relais occupé. Le risque principal est d'aller trop vite pour « réparer » la situation. Le premier objectif n'est pas d'être élégant, mais de retrouver une situation stable et lisible.

🧩 Fiche visuelle — Relaiss sur deux points de dégaine

Cette fiche reprend la logique synthétique du manuel monitorat. Elle sert d’aide-mémoire visuel et ne remplace pas l’apprentissage encadré ni la pratique au sol.

Principe. Effectuer un relaiss en milieu d’une voie lorsque la corde est trop courte pour arriver au relaiss suivant. ; Le principe reste le même qu’un relaiss classique : avoir au minimum deux points reliés entre eux et anticiper la possibilité de rupture d’un ancrage.

Grandes étapes. relier deux points de la voie ; installer un mousquetons à vis sur le point supérieur ; installer un mousquetons à vis sur le point inférieur ; faire un nœud (avec les deux cordes) de plein point à 1,5m du baudrier. ; faire un nœud (avec les deux cordes) de plein point du côté de l’assureur. ; Passer les deux boucles dans le mousqueton inférieur. ; le mousqueton inférieur est le mousqueton primaire du relaiss.

Points attentions. toujours visser les mousquetons ; tendre au mieux les cordes avant de faire le deuxième nœud. ; vacher le second sur le mousquetons indépendant du relaiss

Matériels. 3 mousquetons

Effectuer un relaiss en milieu d’une voie lorsque la corde est trop courte pour arriver au relaiss suivant. ; Le principe reste le même qu’un relaiss classique : avoir au minimum deux points reliés entre eux et anticiper la possibilité de rupture d’un ancrage.
Effectuer un relaiss en milieu d’une voie lorsque la corde est trop courte pour arriver au relaiss suivant. ; Le principe reste le même qu’un relaiss classique : avoir au minimum deux points reliés entre eux et anticiper la possibilité de rupture d’un ancrage.
Effectuer un relaiss en milieu d’une voie lorsque la corde est trop courte pour arriver au relaiss suivant. ; Le principe reste le même qu’un relaiss classique : avoir au minimum deux points reliés entre eux et anticiper la possibilité de rupture d’un ancrage.
Effectuer un relaiss en milieu d’une voie lorsque la corde est trop courte pour arriver au relaiss suivant. ; Le principe reste le même qu’un relaiss classique : avoir au minimum deux points reliés entre eux et anticiper la possibilité de rupture d’un ancrage.

🧩 Storyboard — Relaiss sur deux points de dégaine

Séquence pas-à-pas — suivre dans l'ordre.

1. Mettre un mousqueton à vis sur le point du haut ; passer les 2 cordes dedans, et le fermer.
1. Mettre un mousqueton à vis sur le point du haut ; passer les 2 cordes dedans, et le fermer.
2. Redescendre en moule au précédent point. Se vacher dans le mousqueton supérieur de la dégaine.
2. Redescendre en moule au précédent point. Se vacher dans le mousqueton supérieur de la dégaine.
3. Mettre un mousqueton sur le même point que la dégaine, au-dessus de la dégaine.
3. Mettre un mousqueton sur le même point que la dégaine, au-dessus de la dégaine.
4. Tirer (du côté de son baudrier) les deux cordes afin d’avoir l'équivalent de quoi faire une vache molle. (1.5m) ; Faire une petite boucle avec un nœud simple (avec les deux cordes) et le mettre dans le mousqueton.
4. Tirer (du côté de son baudrier) les deux cordes afin d’avoir l'équivalent de quoi faire une vache molle. (1.5m) ; Faire une petite boucle avec un nœud simple (avec les deux cordes) et le mettre dans le mousqueton.
5. Faire une boucle avec un nœud simple sur le retour des cordes pour fermer les deux points. Le plus tendu possible avec le mousqueton vers le bas. Passer la boucle dans le mousqueton à vis et le fermer.
5. Faire une boucle avec un nœud simple sur le retour des cordes pour fermer les deux points. Le plus tendu possible avec le mousqueton vers le bas. Passer la boucle dans le mousqueton à vis et le fermer.
6. Ce mousqueton fait office de primaire du relaiss. ; Se vacher dans le primaire du relaiss.
6. Ce mousqueton fait office de primaire du relaiss. ; Se vacher dans le primaire du relaiss.
7. Retirer la dégaine. La remplacer par un deuxième mousqueton à vis. Le fermer. ; Le relaiss est prêt.
7. Retirer la dégaine. La remplacer par un deuxième mousqueton à vis. Le fermer. ; Le relaiss est prêt.
8. Avec la deuxième longe, se vacher dans le deuxième mousqueton. Retirer la vache du primaire et installer le descendeur en mode autobloquant.
8. Avec la deuxième longe, se vacher dans le deuxième mousqueton. Retirer la vache du primaire et installer le descendeur en mode autobloquant.

14.6 Relais déporté [A] ⚡

Contexte d'usage : On a atteint un relais classique sur deux points solides, mais sa position ne convient pas — manque de visibilité sur la suite, impossibilité de gérer correctement les seconds, configuration inconfortable pour l'assurage, ou absence de place pour manœuvrer. On construit alors un relais « déporté » plus bas, relié au relais principal par une longe, ce qui permet d'optimiser le confort et la fonctionnalité sans créer de dépendance envers de nouveaux points d'ancrage.

Prérequis : Maîtriser l'installation d'un relais classique. Savoir construire une longe avec la corde. Comprendre la fonction du relais déporté — c'est un aménagement, pas une amélioration de la sécurité.

Matériel : Cordelette pour la queue de vache (ou brin de corde), mousquetons à vis, sangle ou cordelette pour la longe.

Objectif : Créer un poste de travail optimisé tout en conservant l'intégralité de la sécurité du relais principal.

Procédure numérotée :

  1. Installer d'abord un relais classique sur les deux points solides — triangulé, double chaise, ou autre selon la configuration (voir sections 14.1-14.3).

  2. Bien vérifier que ce relais principal est totalement fonctionnel avant de procéder.

  3. Confectionner une queue de vache — un nœud de chaise — sur un brin de cordelette prélevé ou sur une cordelette dédiée.

  4. Attacher cette queue de vache au primaire du relais via un mousqueton à vis — ce mousqueton est la ligne de connexion du relais déporté.

  5. Étendre cette cordelette vers le bas de la paroi, en la laissant pendre le long de la paroi jusqu'au point où l'on souhaite installer le relais déporté.

  6. Au point souhaité (généralement 3 à 5 mètres plus bas), faire une seconde queue de vache : c'est le primaire déporté.

  7. Se vacher sur ce primaire déporté avec une longe suffisamment longue (4 à 5 mètres) pour permettre les manœuvres (assurage, transition, mouvements).

  8. Vérifier que la longe de connexion entre le relais principal et le relais déporté est bien sous tension mais pas excessive.

  9. Installer l'assurage et les éléments du relais déporté de manière identique à un relais classique (reverso, longe molle, etc.).

  10. Rappeler à l'équipe que le relais principal, en haut, reste le véritable ancrage — le relais déporté n'est qu'un prolongement fonctionnel.

Points critiques de sécurité ⚡:

Le relais déporté ne crée pas de points d'ancrage supplémentaires. Toute la solidité du système repose ENTIÈREMENT sur les points d'ancrage du haut. Si les points du haut lâchent, tout le système lâche — il n'y a aucune redondance au niveau inférieur. Cette compréhension est fondamentale pour accepter les limites du relais déporté. La longe de connexion doit être vérifiée régulièrement, car elle peut se coincer ou s'user au contact de la paroi. Le vachage sur le relais déporté doit être aussi sécurisé que sur un relais classique.

Erreurs fréquentes :

  • Croire que le relais déporté améliore la sécurité — c'est un aménagement de confort, rien de plus.
  • Placer le relais déporté trop loin du relais principal — la longe devient trop longue et perd en efficacité.
  • Oublier de vérifier que le relais principal est fonctionnel avant de se déplacer au relais déporté.
  • Laisser la longe de connexion trop molle — elle ne retient rien en cas de problème.

Variantes :

On peut créer un relais déporté double (deux points d'ancrage distincts, reliés tous deux au relais principal) pour plus de confort, mais c'est un travail plus long. On peut aussi utiliser une sangle plutôt qu'une cordelette pour plus de robustesse.

Limites :

Aucun avantage de sécurité par rapport au relais situé au point d'ancrage. Augmente la complexité du système et donc le risque d'erreur. Le rangement de la corde et la gestion des brins devient plus complexe.

Nota :

Très utile sur les voies avec des relais mal situés (haut très exigu, très peu d'espace, visibilité nulle sur la suite). À utiliser avec parcimonie — évaluer toujours d'abord si le relais original ne peut pas être utilisé tel quel.



Cahier des charges des illustrations du chapitre [R]

RelaisImage 1Image 2Image 3Erreur à montrer
Triangulé simpleDeux points prochesDynaloop + nœudSystème final chargéAngle trop ouvert
Double chaisePoints décalésLiaison non trianguléePrimaire finalSangle trop tendue
AnglaisePoints éloigné
Vécu — récupérer la corde

Le geste qui définit la cordée — récupérer la corde au fur et à mesure que le second monte. Sans bruit, sans hâte. C'est dans ces moments que la fluidité d'une cordée se voit.

Contenu sous licence Creative Commons BY-NC-SA 4.0